LE TRI ET LA VALORISATION DES DÉCHETS

Quelles filières de valorisation ?

La phase de tri effectuée, les matières sont acheminées vers les filières de valorisation adaptées qui leur redonnent une nouvelle vie. Ce nouveau processus consiste à transformer les déchets en des matières premières secondaires. De la mise en place de leur collecte jusqu’à leur valorisation ou leur élimination finale, les déchets sont soumis à une traçabilité complète. Des bilans mensuels et annuels sont remis à leurs producteurs qui suivent ainsi l’ensemble du processus.

Observez le détail de la valorisation pour chacune des matières, en cliquant sur le schéma ci-dessous :

 

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Le terme de ferrailles, de fonte ou d'acier, désigne à la fois les déchets de fabrication apparaissant entre le stade du métal liquide et la mise à la consommation du produit industriel et les objets métalliques mis au rebut.
 
Destination :
Quelles que soient leurs origines, les ferrailles sont en quasi totalité recyclées dans la sidérurgie et les fonderies de fonte et d'acier. Les ferrailles, à l'exception des chutes internes issues de la métallurgie, transitent par le circuit des récupérateurs.
Certaines ferrailles récupérées font toutefois l'objet d'un réemploi (profilés, poutrelles, tôles, citernes, réservoirs...) par une clientèle variée (garagistes, ferronniers, artisans, agriculteurs...).
 
Métaux non ferreux
Sous la terminologie " métaux non ferreux " sont regroupés tous les métaux à l'exception du fer à l'état pur ou faiblement allié. Les principaux métaux non ferreux sont l'aluminium, le cuivre, le zinc, le nickel, le plomb, l'étain et le chrome.
 
Destination :
Les métaux non ferreux récupérés et préparés par le négoce sont écoulés auprès des producteurs de métal de seconde fusion (affineries ou raffineries).
Afin d'optimiser le recyclage, tant en terme de coûts que de qualité, il est indispensable de limiter au maximum le mélange des différents métaux.
 
 
 

 

On distingue deux grandes familles de plastiques :

Les thermoplastiques qui, sous l'action de la chaleur, fondent et reprennent leur rigidité en refroidissant. Cette propriété permet de les recycler sous

forme de matière première. Ils représentent 80 % du tonnage des déchets plastique.

Les thermodurcissables, qui sont infusibles et ne peuvent donc pas être recyclés sous forme de matière première. Leur valorisation se limite

principalement à l'incinération. Les thermodurcissablesreprésentent 20 % du tonnage des déchets plastique.

 

Destination : la valorisation matière

La diversité des plastiques (on compte une centaine de familles de polymères, chacune déclinée en de nombreux grades de propriétés et représentant au total mille produits commerciaux) entraîne souvent des difficultés techniques dans les opérations de recyclage ou de régénération.

L'extrusion et la granulation en sont les principales exploitations.

 


Par "emballages" on entend tout objet, quelle que soit la nature des matériaux dont il est constitué, destiné à contenir et à protéger des marchandises, à permettre leur manutention et leur acheminement du producteur au consommateur ou à l'utilisateur.
Les emballages souillés par des produits dangereux relève de la réglementation relative aux déchets dangereux.
 
Destination :
La valorisation des déchets d'emballages industriels et commerciaux est obligatoire en application du décret du 13 juillet 1994.
Le recyclage
Après avoir été vidés, nettoyés et rincés, les emballages plastique sont broyés. La matière est alors extrudée et mise sous forme de granulés pour être ensuite réintroduite sur le marché. Cette matière régénérée sert à faire des produits secondaires comme des palettes, des mandrins, des tuyaux, du mobilier urbain, des écrans acoustiques...
La valorisation énergétique
Ce sont principalement les emballages plastique et les déchets d'emballage en mélange qui font l'objet de ce mode de valorisation.
 
Destination papiers/cartons :
La fabrication des pâtes à partir des papiers-cartons récupérés consiste en la mise en suspension dans l'eau des fibres et l'élimination des contaminants présents.
Une phase de désencrage peut être nécessaire et s'effectue généralement selon un procédé par flottation.
Les pâtes ainsi obtenues sont plus ou moins écrues. Cet aspect peut convenir à la fabrication de certains papiers tels que les cartons d'emballages. Pour d'autres usages, une opération de blanchiment est nécessaire. Le traitement est alors réalisé à l'eau oxygénée ou à l'hydrosulfite de sodium.

Les déchets de bois sont classés en deux catégories :
Les bois non traités ou faiblement adjuvantés : palettes, panneaux, bois d'ameublement
Les bois traités à la créosote, aux CCA (cuivre, chrome et arsenic) et les bois ignifugés.
Les bois de rebut souillés ou traités sont, en fonction de leur teneur en substances dangereuses, considérés comme des déchets dangereux. Ils doivent donc être éliminés par les filières de traitement adaptées.
 
Destination :
Les bois non traités : Valorisation énergétique
On utilise les déchets de bois comme combustible :
dans l'industrie : les entreprises utilisent leurs déchets pour satisfaire leurs propres besoins énergétiques : chauffage, énergie de "process", dans les bâtiments à usage collectif (piscines, lycées, hôpitaux, habitats collectifs).
Les déchets de bois employés comme combustible sont utilisés à l'état brut ou conditionnés sous forme de granulés ou de briquettes. Le conditionnement consiste à compacter des déchets hétérogènes pour obtenir un combustible sec, dense, inerte qui tend à se rapprocher de la forme du charbon.
Les bois traités : Valorisation matière
On les utilise pour la fabrication des panneaux de particules ou de produits composites

Destination :

Les déchets inertes peuvent être transformés en granulats recyclés pour être utilisés en remblais de diverses natures, en couches de forme... sur les chantiers de travaux publics.

L'élaboration des produits recyclés consiste à réduire les plus gros éléments à l'aide d'un brise roche hydraulique, à couper les éléments longs à l'aide d'une cisaille, puis à concasser les matériaux selon la granulométrie désirée. Cette dernière opération peut éventuellement être précédée d'un criblage.

Le plâtre, déchet minéral, est un cas particulier. En milieu fermentescible et dans certaines conditions, il réagit et forme du gaz sulfurique soluble dans l'eau. Depuis 2002, la nouvelle nomenclature de la classification des déchets catégorise les déchets de plâtre dans la catégorie des déchets non dangereux et non inertes comme préalablement. En conséquence, depuis 2006, les déchets à base de plâtre doivent obligatoirement être

stockés en alvéoles spécifiques dans des Installations de Stockage de Déchets Non Dangereux (ISDND).

 

Destination :

Recyclage matière

Fabrication de plaques de plâtre

 

 
Les équipements électriques et électroniques sont classés en 3 catégories :
l'électroménager, ou produits blancs, comprend les appareils de lavage et de cuisson, les réfrigérateurs, les appareils de chauffage ainsi que les aspirateurs, machines à coudre, fers à repasser...
le matériel audiovisuel ou produits bruns, recouvre les postes de radio et de télévision, les caméscopes et magnétoscopes, les chaînes hi-fi, les instruments de musique…
l'équipement bureautique et informatique, ou produits gris, désigne aussi bien les ordinateurs, les imprimantes, les scanners que les photocopieuses, les téléphones ou répondeurs.
Certains de ces équipements contiennent des composants renfermant des substances dangereuses :
cadmium, plomb, mercure, fluides frigorigènes, ignifugeants halogénés, amiante... Aussi, le décret du 18 avril 2002 classe comme déchet dangereux ces composants ainsi que les équipements qui les comportent. On inclut également dans les DEEE, les consommables d'encre.
 
Destination
Valorisation matière
On procède au démantèlement afin de retirer les composants contenant des substances dangereuses tels que les écrans cathodiques, les piles, les lampes à décharge ou d’obtenir des sous ensembles ou des pièces aptes à être valorisés de façon optimale d'un point de vue matière.
Généralement on extrait :
les cartes électroniques pour leur contenu en métaux précieux
les tubes cathodiques et autres composants dangereux
les boîtiers plastique destinés à être valorisés dans les filières plastiques
les pièces métalliques composées de fer, cuivre, aluminium présents dans les câbles, les bobinages, les coffrets

Les déchets de peinture sont répertoriés en deux principales catégories.

 

Les déchets solidesLes déchets liquides et pâteux

Résidus sans phase liquide : déchets de peinture séchée ou polymérisée,

Matériaux et matériels souillés : chiffons souillés, charbons actifs souillés, balancelles, crochets, supports hors d'usage, emballages souillés (pots, bidons, fûts...),

Rebuts de fabrication, loupés, pertes.

Déchets de peinture : boues de peinture, eaux de cabines de peinture, déchets de nettoyage des matériels souillés,

Solvants souillés.

 

Destination

La valorisation matière

Outre les emballages souillés et les solvants usagés, les boues de peinture, notamment celles issues de cabines, peuvent être valorisées.
Les différents constituants de la peinture (le liant, la résine et les charges et pigments) sont séparés grâce à divers traitements physicochimiques et utilisés dans la fabrication de nouvelles peintures.
Les boues peuvent être également transformées en une peinture plastique antigravillonnaire. Le principe consiste à mélanger une composition concentrée à base de gomme et de résine spécialement formulée avec une même quantité de déchet. Ce procédé s'applique à tout déchet à base de peinture acrylique, polyuréthanne ou synthétique, de diluant et de poussière de ponçage.

La valorisation énergétique

En fonction de leurs caractéristiques physiques, les boues de peinture peuvent être incinérées en cimenterie.
Sous forme liquide, les boues sont introduites seules ou en mélange au même niveau que le combustible.
Sous forme solide ou pâteuse, les déchets sont prétraités, c'est-à-dire mélangés avec un matériau absorbant (par exemple de la sciure), avant d'être introduits dans le four. Cependant, ce procédé n'est pas applicable aux boues floculées qui posent problème pour l'obtention du mélange intimement lié.
 

 

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